Cahier des charges pour la formation des personnels chargés des missions d’auxiliaire de vie scolaire
permettre aux Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) d’acquérir les compétences utiles à l’exercice de leurs fonctions pour contribuer à la mise en œuvre du Projet Personnalisé de Scolarisation de l’élève dans l’école ou l’EPLE (acquérir de l’assurance et de l’efficacité pour le bien-être de l’élève, garantir la cohérence du travail avec le ou les enseignant(s) et l’équipe éducative).
développer des connaissances et des compétences qui leur permettent de s’inscrire dans un objectif de professionnalisation et de certification, en utilisant les possibilités offertes par la validation des acquis de l’expérience.
Ils répondent aux caractéristiques particulières des fonctions confiées à ces personnels :
1 - Des éléments de connaissance du fonctionnement du système éducatif :
organisation de la scolarité ; fonctionnement du système éducatif.
l’organisation de la scolarité des élèves, le déroulement des cursus et le processus d’orientation ;
le fonctionnement de l’école et de l’EPLE (temps scolaire et péri-scolaire notamment, cantine ou activités péri scolaires dans le 1er degré);
dans l’organisation et le fonctionnement des établissements et services sanitaires et médico-éducatifs et les conditions de leur intervention à l’école ;
l’organisation et le fonctionnement des MDPH ( les grands éléments du plan de compensation).
2 - Des éléments de connaissance relatifs aux besoins des élèves handicapés et aux
situations de handicap :
le développement (psychologique, psychomoteur, social, affectif, cognitif…) de l’enfant et de l’adolescent ;
la diversité des besoins des personnes et des situations de handicap quelle qu’en soit l’origine
personne handicapée/situation de handicap/représentation du handicap ;
Aide/assistance ; autonomie/risque de dépendance.
3 - Des compétences en lien direct avec les tâches qui leur sont confiées :
- aide à l’élève sur le plan matériel, sur le plan scolaire, mais aussi facilitation de la
communication et de la socialisation ;
en matière de gestes d’hygiène courante et de gestes techniques élémentaires1 (installation et déplacements de l’élève, soins d’hygiène, aide aux repas…)
d’aide aux tâches scolaires : éléments du socle commun des connaissances ; situation d’apprentissage et situation d’évaluation ; compréhension et aide à la réalisation des consignes ; diversité des supports d’apprentissage, diversité des documents, adaptation des documents ; utilisation des TICE ;
de communication (langue/langage, oral/écrit, textes/images, …), hors dispositif de communication adaptée ;
de méthodes éducatives et de démarches de médiation…
la place et le rôle de l’AVS dans l’école ou l’ EPLE et au sein de l’équipe éducative ;
la place et le rôle de l’AVS dans la classe, auprès de l’élève accompagné et des autres élèves ;
la place et le rôle de l’AVS dans l’environnement de l’enfant, sa relation avec les familles et les équipes de soins ;
se connaître, comprendre sa relation à l’autre ;
savoir écouter/savoir s’exprimer.
Dans le respect du cahier des charges, les contenus de formation sont traités en lien direct avec les fonctions qui sont celles des AVS et leur champ d’intervention.
Ils sont organisés en modules comprenant :
un module obligatoire (60 heures) organisé de manière telle qu’il réponde en premier lieu aux besoins les plus immédiats et respecte l’équilibre nécessaire entre les trois domaines ;
des modules thématiques d’approfondissement progressif, conçus de manière à favoriser une « capitalisation ».
Un bilan de situation est proposé à chaque AVS par un référent identifié au sein du service départemental.
Les démarches de formation doivent inclure des temps d’analyse de pratiques.
En amont de toute mise en œuvre et en application de la convention nationale, l’autorité académique initiera des groupes de travail. Elle mobilisera autour d’elle les acteurs concernés (MDPH, DDASS, responsables d’associations de personnes handicapées) en vue de concevoir et d’organiser, dans les meilleurs délais le plan de formation.
Toutes les sources d’expertises complémentaires doivent être mobilisées :
ressources internes à l’éducation nationale : formateurs d’IUFM, IEN AIS, médecins de l’éducation nationale, psychologues scolaires, enseignants spécialisés, conseillers pédagogiques ;
ressources médico-éducatives et spécialistes ayant une expérience auprès de jeunes handicapés (orthophonistes, ergothérapeutes…) ;
ressources associatives : associations ayant une compétence généraliste ou spécialisée dans le champs du handicap, associations ayant une compétence dans la gestion des AVS.
ressources dans le champ des instituts de formation des travailleurs sociaux et de la recherche sociale.
La mise en œuvre de ces formations prend en compte l’expérience acquise localement.
Un dispositif d’évaluation, à l’issue de la première année, est prévu.
1 Certains gestes techniques spécifiques sont possibles, mais ne relèvent pas de ce dispositif et requièrent des formations particulières.