Région - HANDICAP / Auxiliaires de vie scolaire
Décision budgétaire négative pour l'emploi
L'État employeur montre le mauvais exemple en se
dédouanant du versement d'une partie de ses contributions pour
l'emploi des personnes handicapées. En Alsace, des associations
de handicapés réagissent.
A l'Éducation nationale, le quota d'emploi d'enseignants et de
personnels administratifs handicapés tourne autour de 3%. Un
pourcentage bien inférieur au seuil des 6% d'emploi de personnel
souffrant de déficiences physiques ou intellectuelles,
fixé par les lois de 1987, puis de 2005. Pour chaque poste d'AVS
(auxiliaire de vie scolaire), l'État doit donc contribuer
à alimenter le Fonds d'insertion des personnes
handicapées pour la fonction publique. Or, dans le cadre du
collectif budgétaire 2007, le gouvernement a
déposé un amendement d'exonération des
contributions sur les postes AVS. En Alsace, elles sont plus de trois
cents auxiliaires de vie scolaire (pour un peu plus de 250 postes)
à exercer aux côtés de jeunes handicapés
dans les écoles, collèges et lycées.
Le collectif bas-rhinois pour l'intégration scolaire
individuelle (CISI), qui regroupe de nombreuses associations de
parents, a adressé, par le biais de sa présidente,
Marie-Jeanne Bouchet-Braunstein, un courrier à l'ensemble des
parlementaires alsaciens ; interpellés en ces termes : «
Trouvez-vous normal que la plus grosse administration de l'État
s'exonère ainsi d'une obligation imposée aux autres en
matières de handicap ? Nous, qui essayons
désespérément de scolariser nos enfants, de leur
donner une formation professionnelle ou de leur faire faire des
études supérieures, sommes scandalisés par
l'adoption de cet amendement. C'est une insulte aux personnes
handicapées et aux AVS qui les accompagnent ».
© Dernières Nouvelles d'Alsace - 21.12.2007