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FNASEPH
Grandir en
Société
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FNASEPH,
2 septembre 06
Rentrée
en 2006 :
tous
les étudiants handicapés seront-ils accueillis
dans
de bonnes conditions !
Pour
compenser le redéploiement des fonds que consacraient
l'AGEFIPH à
l'accompagnement des étudiants handicapés, un
dispositif relais
présidé par le
Délégué
Interministériel auprès des Personnes
Handicapées,
doté de 5 millions d'euros est mis en place pour la
rentrée 2006
(CNSA 4 millions, Education Nationale 1
million).
Un
soulagement pour les étudiants
sourds.
Il
permet aux établissements d'enseignement
supérieur de faire face
à l'accompagnement de certains étudiants
handicapés. Ce
dispositif transitoire, présenté à la
DGAS le 19 juin,
permet d'assurer la continuité de l'accompagnement des
étudiants
sourds dans de bonnes conditions.
Toutefois,
faute
de budget sur la loi de finances 2006 au titre des assistants
d'éducation
– auxiliaires de vie universitaire, il est
défavorable aux autres
étudiants handicapés accompagnés pour
lesquels il ne
garantit pas la continuité de l'accompagnement
nécessaire au
maintien en formation et dont il complexifie la prise en
charge.
De
probables ruptures de parcours pour les autres étudiants
handicapés
Les
étudiants handicapés ayant une myopathie, une
infirmité
motrice d'origine cérébrale, une
tétraplégie, une
maladie mentale, des troubles autistiques et à un
degré moindre
les étudiants non voyants, sont accompagnés dans
plusieurs
départements par
des
salariés formés mais en emplois aidés
qu'il devient de plus
en plus difficile de
cofinancer. Les
collectivités territoriales considèrent comme
l'AGEFIPH que ces
emplois relèvent maintenant de l'Etat et de l'Education
Nationale
conformément à la loi du 11 février
2005. Au moment de la
rentrée, des emplois seront supprimés et il sera
difficile de
prendre en compte les nouvelles
demandes.
Une
prise en charge complexifiée pour les étudiants
handicapés
en université ou grande
école
:
1 - Ce
qui
relève des actes de la vie quotidienne (aller au WC, manger
sur le
campus, enlever et mettre sa veste en début et en fin de
cours, boire
entre 2 cours) serait pris en charge par la nouvelle prestation de
compensation
du handicap.
2
- Ce qui relève des autres accompagnements liés
au handicap,
serait financé par le nouveau dispositif et pourrait
être
assuré par des associations prestataires (aspiration,
repositionnement
d'une personne dans un fauteuil, présence
préventive et
médiation face aux effets imprévisibles de
certains
handicaps).
3 -
Ce qui relève des accompagnements liés
à l'accès au
contenu des cours et des ouvrages, serait financé par le
dispositif ou
par les budgets universitaires et seraient assurer par des
étudiants
vacataires (sortir et ranger ses affaires de cours, prendre des notes,
accéder aux recherches et aux ouvrages en BU, manipuler en
travaux
pratiques,
etc.)
Une
complexité qui induit des effets indésirables.
Rares
sont les
étudiants ayant transformé leur
« Allocation
Compensatrice Tierce Personne » en
« Prestation de
compensation du handicap en cours
d'année ».
1
- Les délais administratifs liés à la
mise en place
progressive des Maisons Départementales des Personnes
Handicapées
rendent impossible cette mise en place pour la
rentrée.
2
– Les étudiants risquent de devoir à
terme amputer leurs
heures d'accompagnement nécessaire à leur vie
à domicile ou
pour faire leurs courses (pour les moins nombreux qui font appel
à un
prestataire).
3
- Plus probablement de se résoudre à faire appel
à leur
aidant familial sur le campus (la mère la plupart du temps),
ce que ces
étudiants considèrent comme stigmatisant et
infantilisant.
Par
ailleurs en
fonction du type d'établissement les prises en charges sont
inégales. Par exemple, les étudiants
handicapés inscrits en
STS ou en classe préparatoire
bénéficient quant à
eux d'assistants d'éducation dans le public et d'emplois
aidés
dans le
privé.
Revenir
à l'article 20 de la loi du 11 février
Pour
sortir de
cette complexité nouvelle et des effets
défavorables qu'elle
induit, ne serait-il pas plus simple d'en revenir à ce que
prévoit
la loi (article 20 et son décret paru en septembre 2005)
avec le recours
aux assistants d'éducation qui sont de
préférence des
étudiants capables de prendre des notes, d'intervenir en
médiation
et d'effectuer les aides à la vie quotidienne
après la formation
d'adaptation à l'emploi que prévoit leur statut.
La
FNASEPH demande que les auxiliaires de vie universitaires puissent
être
mis en oeuvre par un correctif de la loi de finances 2006 applicable
dès
septembre ou à défaut sur le budget 2007, comme
s'est
engagé à le faire le Président de la
République en
séminaire
interministériel.
Cofinancer
les emplois aidés à titre transitoire au cas par
cas.
La
FNASEPH
demande à titre transitoire dans l'attente de ce budget que
le dispositif
piloté par le Délégué
Interministériel,
puisse venir cofinancer au cas par cas les emplois aidés des
salariés intervenants déjà
auprès de ces
étudiants. Cette solution amputerait peu le budget
compensant le retrait
de l'AGEFIPH, assurerait la continuité de l'accompagnement
et permettrait
de se donner une année universitaire pour changer de
système sans
rupture.