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FNASEPH
Grandir en
Société
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Rentrée 2006 des élèves
en situation de handicap
I
- Une rentrée de transition, encore loin de l'esprit de la
loi de
2005.
Les Maisons Départementales des Personnes
Handicapées (MDPH) dont la création
était en principe
prévue le 1
e
janvier 2006 par
le loi du 11 février 2005, ne sont pas encore totalement
organisées sur l'ensemble de leurs attributions. Elles sont
encore en
rodage et ne peuvent mettre efficacement en œuvre les
dispositions de la
loi de 2005, dans laquelle elles ont un rôle central. Le nouveau dispositif comporte en
principe :
-
La
scolarisation des élèves en situation de handicap
ne déroge
pas à cette situation. Les parents se
réjouissaient des principes
mis en avant par la loi pour la scolarisation des
élèves en
situation de handicap, risquent d'être
déçus par cette
rentrée de transition.
- Inscription
de chaque élève à l'école
dans laquelle il serait
scolarisé s'il n'était pas en situation de
handicap ;
- Accueil
personnalisé dans cette école de
référence par un
enseignant référent quel que soit le mode de
scolarisation de
l'élève ;
- Mise
en place d'un plan personnalisé de scolarisation,
appuyé sur le
projet de vie de la famille et de l'évaluation des handicaps
en situation
;
- Amélioration
de l'information, écoute et accompagnement par les nouvelles
instances
;
- Moyens
humains, techniques et financiers en correspondance avec les situations
de
handicap évaluées sur le terrain.
Les parents,
préoccupés par la scolarisation de leurs enfants,
sont en attente
de réponses rapides et de qualité que les MDPH ne
sont pas encore
en mesure d'apporter. Ils devront donc une nouvelle fois faire
œuvre de
patience avec peut-être le sentiment que les
périodes de transition
se succèdent (passage des auxiliaires de vie scolaire des
associations
à l'Education Nationale à la rentrée
2003, montée en
charge du dispositif AVS en 2004, nouvelle loi et attentes des
nouvelles
instances en 2005, rodage des nouvelles instances en 2006). Sans
attendre la
rentrée 2007, voici l'état des lieux de la
rentrée que
dresse la FNASEPH.
Continuité
des pratiques antérieures.
Les Commissions des Droits
et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) qui
fixent les droits
et le projet personnalisé de scolarisation sont encore
à la
recherche de leur organisation optimale. Les MDPH ont tendance
à
reproduire l'ancien système dans les mêmes locaux
et avec les
mêmes personnels et critères
d'évaluation (sous-commission
enfance jusqu'à 20 ans, sous-commission adulte
au-delà). Les
parents ne sont encore que trop rarement reçus par les
commissions.
Décisions
prises dans
l'urgence sans évaluation fine des besoins et prise en
compte des projets
de vie
Les dossiers qui passent en CDA sont
entérinés par centaines sur liste pour
éviter les ruptures
de prise en charge. Les rares parents reçus ont le sentiment
de ne pas
être compris. Les associations membres de la FNASEPH qui
siègent
dans certains départements, font remarquer que les nouveaux
membres des
commissions, ne maîtrisant pas les problématiques
de la
scolarisation, ont peu d'influence sur le point de vue de l'institution
scolaire, qui est souvent suivi au détriment du projet de
vie ou du point
de vue de la famille. Ils constatent également
l’absence
d'évaluation fine des besoins des
élèves en situation de
handicap qui permettrait de prendre en compte les différents
points de
vue. Il est vrai que les équipes pluridisciplinaires ne sont
pas encore
dans leur configuration définitive et continuent souvent
d’utiliser
les techniques et procédures d'évaluation
antérieures.
Des enseignants
référents qui prennent tout juste leurs nouvelles
fonctions.
Si
les enseignants
référents (souvent ancien secrétaire
de CCPE) prennent
leurs nouvelles fonctions à l'occasion de cette
rentrée et peuvent
être contactés par les familles (textes parus
pendant
l'été), leurs liens avec les
différentes instances des MDPH
ne sont pas encore tissés. Leur budget de fonctionnement qui
leur
permettrait de se déplacer dans les
établissements et de recevoir
les familles dans de bonnes conditions ne sont pas toujours
établis. La
période de rentrée, les sollicitations des
parents et des
partenaires du projet de scolarisation vont sans doute contribuer
à faire
avancer le dispositif dans le sens de la loi, mais force est de
constater que le
dispositif n'est pas prêt à la rentrée.
Une
inquiétude supplémentaire demeure quant
à la
personnalisation de l'accompagnement du fait du nombre d'enfants que
chaque
enseignant référent devra suivre.
L'inscription
à l'école de référence
n'est pas encore une
réalité
L'inscription
à
l'école de référence des enfants en
situation de handicap,
pour bénéficier des conseils et de
l'accompagnement d'un
enseignant référent, d'une équipe de
suivi de la
scolarisation, pour faciliter l'accès au
périscolaire à
proximité du domicile, voire à l'allocation de
rentrée
scolaire, n'est pas encore entrée dans les mœurs
ni de l'institution
scolaire, ni des établissements médico-sociaux,
ni même de
certains parents qui n'en voient pas l'utilité.
Pour les
enfants déjà en établissement
spécialisé,
l’inscription à l’école de
référence
n’est souvent faite que par les parents engagés
dans les
associations. Les autres parents n’ont pas reçu
d’information
à ce sujet.
Inégalité
de traitement pour l'allocation de rentrée scolaire.
L'accès
des parents
d'enfants en situation de handicap à l'allocation de
rentrée
scolaire démontre le travail culturel et administratif qu'il
reste
à entreprendre pour considérer
l'élève en situation
de handicap comme un élève à part
entière.
L'allocation de rentrée scolaire (ARS),
fixée pour 2006 à 268,01 euros par enfant et
attribuée aux
familles avec des revenus modestes ayant des enfants
scolarisés de 6
à 18 ans a été versée
à partir du 17
août. En 2005, le montant de cette allocation
était de 263,28 euros
et elle avait été versée à
2.882.900
bénéficiaires.
L'ARS est versée sous
conditions de ressources, avec
un plafond annuel qui varie selon le nombre d'enfants à
charge : 17.299
euros nets pour un enfant, 21.291 euros pour deux enfants, de 25.283
euros pour
trois. Pour chaque enfant supplémentaire, le plafond est
relevé de
3.992 euros.
De nombreuses Caisses d’Allocations Familiales ne
versent pas cette année l’Allocation de
Rentrée Scolaire aux
parents d’enfants handicapés s’ils
n’en font pas la
demande expresse !... au prétexte qu’ils
ne sont pas certains
que l’enfant handicapé est bien
scolarisé.
Il est
regrettable que la Caisse d'Allocations Familiales exige des parents
d'enfants
handicapés un certificat
de
scolarité alors que cette exigence n'est
appliquée pour les
enfants valides que pour la tranche d'âge 16 à 18
ans.
C'est d'autant plus regrettable que la
loi handicap
prévoit que tout enfant présentant un handicap
est inscrit dans un
établissement scolaire.
Si d'après les textes,
une attestation d'un IME et d'un IMP doit
théoriquement permettre
de prétendre à l'Allocation de Rentrée
Scolaire, il y a
donc TOUT intérêt à inscrire aussi les
enfants dans les
établissements scolaires de droit commun. D'où
l'absolue exigence
d'une inscription effective de tous les enfants handicapés
en milieu
scolaire ordinaire !
Ce
paradoxe et la mise en
œuvre des nouvelles instances qui ne sont pas totalement
opérationnelles se cumulent avec les insatisfactions du
dispositif d'aide
humaine pour les enfants en situation de handicap scolarisés
en milieu
ordinaire.
II
- Des aides humaines dénaturées,
assurées par des emplois
non qualifiés.
Une
nouvelle fois pour cette
rentrée le Ministre annonce un renforcement des aides
humaines dans les
écoles par le recours aux emplois aidés
intitulés Emploi de
Vie Scolaire - Aide à la Scolarisation des Elèves
Handicapés (EVS-ASEH) affectés aux
établissements
scolaires.
Effet d'annonce ou
réalité ?
Aucun moyen en poste
supplémentaire d'auxiliaire de vie scolaire
affecté aux
élèves handicapés n'est
ajouté cette année.
Certains départements parlent de stabilisation du
dispositif. La
circulaire de rentrée se contente des 6000 postes en
fonction en fin
d'année scolaire 05 - 06, alors que sur le terrain nous
constatons que
tous les postes ne sont pas pourvus. La FNASEPH estime à 10
000 le nombre
de postes qui permettrait de couvrir les besoins. Dans certains
départements la disparition dès la
rentrée et en cours
d'année des emplois jeunes associatifs
créés à la
rentrée 2001 et courant 2002 ne seront pas
compensés par des
assistants d'éducation.
Prévus initialement pour les
écoles maternelles en complément des AVS, les EVS
- ASEH semblent
pressentis également en cette rentrée pour
remplacer les AVSi
exerçant en maternelle ou auprès des
élèves
scolarisés dans les établissements scolaires
privés sous
contrat quelque soit le niveau. Le dispositif AVS semble de plus en
plus se
concentrer sur les éléves de 6 à 16
ans scolarisé
dans les établissements publics.
Au-delà
de la
précarité des emplois ainsi
créés (temps partiel
sans formation limité dix mois), les annonces de moyens
supplémentaires en EVS - ASEH se heurtent sur le terrain aux
réticences des établissements du second
degré à
embaucher ces emplois aidés pour le premier
degré, sans que nous
sachions début septembre si l'Education Nationale a
réussi
à résoudre cette difficulté technique.
Rien ne prouve donc
pour le moment que les annonces seront suivies
d'embauches.
Et en terme de
qualité ?
Cette analyse quantitative des moyens doit
être complétée par une analyse
qualitative du dispositif
depuis qu'il est géré par l'Education Nationale.
Cette analyse est
le fruit d'un travail inter-associatif et intersyndical, remis au
Délégué Interministériel
auprès des personnes
handicapées sous le titre L’ACCOMPAGNEMENT A LA
VIE
SCOLAIRE.
L’ACCOMPAGNEMENT
A LA VIE SCOLAIRE.
1ère
PARTIE
Bilans
et
principes fondamentaux d’évolution vers la notion
de
service
1
– Bilans du dispositif AVS mis en place par
l’EN :
1.1
Bilan AVSi :
Le point positif:
C’est une couverture nationale alors que le dispositif
associatif en 2002/2003 ne couvrait pas encore l’ensemble du
territoire (63
départements avec des moyens
inégaux).
Les points
critiques :
Précarité de la fonction d’AVS,
pas de professionnalisation ni de professionnalisme du statut
d’AVS.
Pas d’avancée dans l’analyse du besoin
d’accompagnement des enfants handicapés
à
l’école.
Des moyens humains et financiers insuffisants pour
la gestion des AVS et pour assurer la qualité attendue.
Le recours
à l’AVS comme condition à la
scolarisation.
1.2
Bilan AVS co :
Si
l’accompagnement en CLIS et UPI mis en place par
l’EN apparaît
correctement géré (sous réserve
d’un statut et de
formations adaptés), il demeure fortement inégal
d’un
département à
l’autre.
Le
groupe rappelle que la présence d’un AVSco
n’exclut pas le
recours à l’AVS-i dans ses dispositifs de
scolarisation collective
si le besoin de l’élève est mis en
évidence.
1.3
L’aide à l’équipe
pédagogique :
Pour
le groupe, le recrutement des EVS-ASEH peut répondre
à un besoin
d’aide mais doit être davantage
clarifiée tant sur le plan
de la formation que sur le plan d’un statut
adaptés.
Nous
observons actuellement, trop souvent, les confusions
d’affectation et le
remplacement des AVS par des EVS.
En
conséquence, le groupe tient à
réaffirmer la distinction
entre :
-
l’aide
humaine à l’élève par
l’accompagnement
d’un auxiliaire de vie scolaire,
-
l’aide
à l’équipe pédagogique par
un emploi de vie scolaire ou autre assistant...
Plus
particulièrement, notamment en maternelle, la
présence d’un
EVS-ASEH ne dispense pas de l’attribution d’un
AVSi, si les besoins
de l’élève le
justifie.
2
– Classement des difficultés
observées :
2.1
Les
observations liées aux conditions
d’emploi :
-
des
personnels recrutés rapidement et sans profil,
-
un
turn-over important des personnels car sans perspective de formation
qualifiante, donc une perte des compétences et de
savoir-faire,
-
pas
de perspective de pouvoir exister dans cette fonction,
-
pas
d’accompagnement des personnels dans un projet professionnel,
-
pas
d’accompagnement des personnels dans la prise de fonction
(analyse,
évocation des besoins, des difficulté de
l’élève, présentation des
missions et des moyens/des
techniques/des postures permettant l’effectivité
de
l’accompagnement)
-
des
emplois à temps partiel qui ne
génèrent pas de
rémunération satisfaisante ce qui contribue
à augmenter le
turn-over cité plus haut,
-
pas
de prise en compte des déplacements liés
à la fonction,
...
2.2
Les observations liées à la qualité du
service
rendu :
-
des
missions accomplies avec peu de formations d’adaptation
à
l’emploi, le plus souvent après la prise de
fonction,
-
pas
ou peu d’encadrement et de temps pour les formations,
-
pas
ou peu d’encadrement et de soutien face aux
difficultés des
missions, aux régulations nécessaires,
-
pas
de gestion de l’organisation des missions
(temps/répartition
géographique...),
-
des
personnels AVS non remplacés,
-
un
encadrement quand il existe, peu formé à la
gestion des
ressources humaines,
-
l’émiettement
des temps d’accompagnement par un AVS pour accompagner un
plus grand
nombre d’élèves et sans toujours
répondre à
leurs réels besoins,
-
des
choix d’accompagnement en fonction des types de handicap, des
âges,
des niveaux,
-
peu
ou pas de communication entre les différents partenaires du
projet de
l’élève,
-
manque
de lien avec les parents.
Cet
ensemble d’observations démontre la
fragilité de la
continuité et
l’hétérogénéité
de
la qualité des services rendus.
En
conséquence, le groupe s’accorde pour affirmer que
la
qualité de l’accompagnement d’un
élève en
situation de handicap par un AVS n’est pas garantie dans la
configuration
actuelle tant du point de vue des conditions d’emploi que de
l’organisation des missions.
3 –
Rappel des éléments fondamentaux issus de
l’expérience des services
d’Accompagnement à la Vie
Scolaire :
3.1
Définition d’une réponse
professionnelle de
qualité :
Dans le cadre
actuel du statut d’assistant
d’éducation*
« Auxiliaire de vie scolaire »,
le groupe s’accorde
à concevoir une fonction qui dans son cahier des charges
précisera comment le salarié y entre, comment il
y évolue,
comment il en sort.
*
tel
que défini
par :
-
la
loi du 30 avril 2003,
-
les
circulaires n°2003-093 du 11 juin –
n°2003-092 du 19 juin 2003-
n°2004-117 du 22 juillet 2004.
Les AVS doivent
bénéficier de conditions de travail de
qualité, à la
fois pour eux-même et pour les élèves
accompagnés :
-
niveau
requis au recrutement : Bac à Bac +2
(circulaire du 19 juin
2003),
-
formation
de préparation à la fonction (formation initiale
obligatoire avant
la prise d’emploi) à définir dans un
cahier des charges
(contenus et quotité),
-
tutorat
par un coordinateur,
-
analyse
des pratiques par un psychologue extérieur au service,
-
accompagnement
et formation (qualifiante et/ou VAE) tout au long de l’emploi
s’inscrivant dans leur perspective de
carrière :
possibilités d’évolution
s’appuyant sur les
compétences acquises,
-
contrat
de travail à temps plein, garantissant également
l’accompagnement sur le temps périscolaire et
extra scolaire, d’une durée minimale de trois ans
renouvelable une fois
(circulaire du 19 juin
2003) pour
obtenir à terme une qualification (minimum de niveau 4) et
se situer
dans un parcours professionnel.
Ces
contrats de travail pouvant aller jusqu’à 6 ans,
induisent pour
l’EN de modifier ses propres engagements en
matière de formation
à l’égard des AE-AVS, qui à
ce jour n’ont pas
bénéficier de formation qualifiante ni de la
VAE.
3.2
« Chaque
élève en situation de handicap (1) a droit, selon
ses besoins (2),
à un accompagnement humain (3) de qualité
(4 ) »
1)
dans le cadre du projet
personnalisé de scolarisation élaboré
et validé
selon les termes de la loi 2005-102,
2) cela suppose une analyse en amont
et une évaluation dans le suivi, de ce besoin
d’accompagnement
selon des outils à référencer sur le
territoire national
(En
annexe pour
information la grille associative réalisée en
2002)
3)
l’aide humaine AVSi doit être
identifiée, définie,
sans confusion avec les autres professionnels du secteur
médico-social (Codeur/Interprète/Instructeur en
Locomotion ...), attribuée non
à priori et/ou en condition de la scolarisation,
4) dans le cadre
d’un service départemental,
disposant :
-
des
moyens de fonctionnement et d’encadrement, à
définir selon
la dimension du service (voir le cahier des charges en 2è
partie du
document),
-
d’un
plan de formation c’est-à-dire :
o formation
d’adaptation à la fonction
(initiative de l’EN,
délégable)
o formation
liée à l’évolution de la
fonction (initiative
de l’EN,
délégable)
o formation
qualifiante ou diplômante (initiative de l’EN et du
salarié)
o formation
en analyse de la pratique tant individuelle que collective.
Du
point de vue des parents et de la personne, des principes à
rappeler :
-
la
gratuité de l’accompagnement pour les parents ou
pour la
personne elle-même,
-
les
parents ou la personne est en droit d’attendre une
qualité
professionnelle de l’accompagnement quelle que soit la
situation scolaire
ou universitaire envisagée.
Le
groupe insiste donc sur 4 points essentiels à la
réflexion :
-
la
nécessité de l’emploi des AVS et la
mise en place d’un
« Service Départemental
d’Accompagnement
Scolaire» selon un cahier des charges national,
-
les
conditions d’emploi des personnels et la gestion des
ressources
humaines,
-
la
gratuité absolue pour les parents ou la personne
elle-même,
-
l’articulation
de ce service avec la nouvelle organisation induite par la loi du
11-02-2005.
3.3
Hypothèses
de gestion des Services Départementaux
d’Accompagnement à la
Vie Scolaire
Le groupe rappelle que ces
services font partie de
l’organisation de la scolarisation des
élèves en situation
de handicap et relèvent de la responsabilité de
l’Education
Nationale
- 1ère
hypothèse :
L’EN
doit mettre en place
et assurer le Service et les moyens nécessaires
(recrutement,
encadrement, coordination, remplacement, régulation,
fonctionnement,
formations, ...) selon un cahier des charges national à
établir.
- 2ème
hypothèse :
L’EN
s’appuie, pour
mener à bien cette mission, sur des partenariats, des
coopérations
sous convention.
Dans ces deux
hypothèses, il conviendra,
dans le cadre du CNCPH, d’étudier plus
précisément,
l’ensemble des problématiques puis de valider les
choix
retenus.
2ème
PARTIE
I. Le
Cahier des Charges d’un Service d’Accompagnement
à la Vie
Scolaire
1- Rappels
de principes fondamentaux
Le
droit à la scolarisation tel que défini par la
loi du 11
février 2005, applicable à travers ses
décrets,
arrêtés et circulaires,
Le
droit à la compensation des difficultés
particulières
liées aux situations de handicap,
La
responsabilité de l’EN en matière de
parcours de
scolarisation,
En
conséquence tout élève ou
étudiant doit pouvoir
bénéficier d’un accompagnement humain
tout au long de la
scolarité.
La
fonction AVS doit être assurée à
travers un service
organisé selon des modalités homogènes
à
l’échelon national.
Le
Service d’AVS apporte l’aide humaine
adaptée et reconnue
nécessaire à la scolarisation en milieu
ordinaire, reconnaissance
par les équipes compétentes , en lien avec les
parents. Ce service
se distingue des prestations de soins et
d’éducation et ne les
remplace pas.
Afin
de préserver la continuité des accompagnements et
la
qualité du service rendu, il convient de concevoir des
modalités
de financement pérennes.
2- Fonctions
principales du Service
Le
Service d’AVS doit assurer :
La
qualité de l’accompagnement des
élèves dans le cadre
du PPS élaboré avec les parents,
régulièrement
évalué et validé par la CDA,
La
qualité de la relation avec les parents,
La
collaboration avec les différents partenaires ( enseignant
référent, équipe de suivi de la
scolarisation,
équipe pluridisciplinaire, établissements et
services du secteur
sanitaire et médico-social ...)
La
participation des coordinateurs et des AVS aux travaux de
l’équipe
de suivi de la scolarisation comme acteurs concourant à la
réalisation du PPS
L’évaluation
de l’adéquation entre les moyens mis en place et
les besoins
reconnus,
Une
contribution aux travaux du CDCPH et des groupes Handiscol’,
Son
concours en qualité d’expert auprès de
l’équipe
pluridisciplinaire de la MDPH,
La
permanence de l’accompagnement à
l’échelon
départemental et la continuité du service de la
maternelle
à l’université
Le
recrutement, le suivi, les remplacements, les formations et
l’encadrement des salariés.
Préconisation
pour l’encadrement du Service :
Nécessité
du recrutement d’un Responsable de Service à
mission
exclusive : 1 pour 30 à 40 AVS. L’esprit
de la loi 2005-102
laisse présager une montée en charge
liée à la
scolarisation. Ce Responsable du Service s’appuie sur le
Comité de
Pilotage départemental
(circulaire
du 19 juin 2003).
Des
coordinateurs en nombre variable suivant l’importance du
service,
Des
vacations de psychologue pour assurer l’analyse des pratiques,
Des
moyens de fonctionnement et de logistiques en rapport avec
l’importance du
service.