BREF HISTORIQUE DE L’ACCOMPAGNEMENT
SCOLAIRE
ORIGINE ET DEVELOPPEMENT
DE LA FNASEPH
Année scolaire 1981/1982
En Ille et Vilaine, un jeune élève de cours préparatoire
présentant une infirmité motrice cérébrale
importante est accompagné par un objecteur de conscience mis à
disposition de la classe après accord de l’Inspecteur d’Académie.
De 1984 à 1995 : Des initiatives associatives
locales autour de quelques familles, puis, enfin, des réponses
départementales
- En Sarthe, une fillette handicapée moteur (spina-bifida), appareillée
et nécessitant de nombreuses manipulations (hygiène, station
debout, grand appareil de marche) est accompagnée au cours préparatoire
par une auxiliaire de scolarisation. Au cours des années scolaires
suivantes, l’APAJH 72 puis l’AD IMC et la délégation
départementale AFM utilisent le recours aux auxiliaires de scolarisation
sous contrat Travailleur d’Utilité Collective (TUC).
- Dans les Bouches du Rhône, l’une des circonscriptions Education
Nationale de Marseille met en place un dispositif d’aide à
l’intégration. Ce dispositif d’aide à l’intégration
scolaire se généralise sur toute la ville de Marseille puis,
dès 1989, s’étend sur l’ensemble du département
sous la responsabilité de la Mission Départementale d’Intégration
Scolaire créée par les services départementaux de
l’Inspection Académique des Bouches du Rhône. Les Auxiliaires
d’Intégration Scolaire, recrutés et informés
par la Mission Départementale, sont salariés des municipalités
sous Contrat Emploi Solidarité (CES).
Année scolaire 1995/1996
Diverses expériences d’accompagnement d’élèves
handicapés en milieu scolaire ordinaire apparaissent çà
et là (Sarthe, Bas-Rhin, Pyrénées Atlantique), le
plus souvent à l’instigation de petites associations parentales.
L’expérience marseillaise, maintes fois rapportée
par les médias, incite les associations porteuses d’un projet
d’aide à l’intégration scolaire à contacter
la Mission Départementale d’Intégration Scolaire.
La Mission, avec le soutien de l’association marseillaise, Intégration
Aujourd’hui, rassemble dans ses locaux, les représentants
des associations intéressées. Ce premier groupe d’associations
se constituera en 1996, dès sa seconde réunion, en Fédération
Nationale pour l’Accompagnement Scolaire des Elèves Présentant
un Handicap (F.N.A.S.E.P.H.).
Année scolaire 1997/1998
La FNASEPH rassemble 13 associations mais seules 8 d’entre elles
gèrent un service d’auxiliaires d’intégration
à vocation départementale : Ces services rassemblent 670
auxiliaires (dont 465 dans les Bouches du Rhône) qui accompagnement
883 élèves (dont 632 dans le 13).
2 associations nationales, IRIS Initiative et l’Association de Paralysés
de France s’associent à nos travaux.
Année scolaire 1998/ 1999
La FNASEPH rassemble 18 associations départementales et 10 associations
ou fédérations nationales participent à notre mouvement.
Le 30 avril 1999 : Signature d’une Convention
nationale entre l’Education Nationale, la FNASEPH et IRIS Initiative
pour le développement de Services d’Auxiliaires d’Intégration
Scolaire.
Grâce au parrainage de l’UNAPEI, la FNASEPH entre au Comité
d’Entente des Associations Représentatives de Personnes Handicapées
et des Parents d’Enfants Handicapés. En juin 99, le Comité
d’Entente demande à la FNASEPH d’animer un groupe de
travail spécifique sur les Auxiliaires d’Intégration
Scolaire. Ce travail aboutira en février 2002 à la rédaction
du Référentiel Emploi de la fonction d’AVS. Ce Référentiel
est reconnu et validé par l’ensemble des Associations membres
du Comité d’Entente, en séance plénière.
Année scolaire 1999/2000
En janvier 2000, on dénombre 17 services liés à la
convention du 30/4/99 ( 961 AIS, 1115 élèves accompagnés).
Fin mars 2000, 23 services ( 1013 AIS, 1463 élèves )
Année scolaire 2000/2001
Le partenariat avec IRIS Initiative :
Les financements d’EDF et Gaz de France ont permis de cofinancer
environ 500 auxiliaires d’intégration sous contrat emplois
jeunes. Le travail efficace d’Iris Initiative dans la recherche
de nouveaux parrainages financiers (Charbonnage de France, RATP) autorise
la création de nouveaux services mais il est évident que
le mécénat, solution transitoire liée à une
période expérimentale, n’a pas vocation à couvrir
l’ensemble des besoins.
Convention avec la Fondation de France :
Cette convention, signée par le Président Patrice Lagisquet,
permet, de 2000 à 2002, aux associations FNASEPH, de bénéficier
d’une aide financière importante pour le lancement d’un
Service d’Accompagnement à la Vie Scolaire ou faciliter les
actions de formation en faveur des auxiliaires.
Mission Malot :
Le 28 novembre 2000, M. Jack Lang, Ministre de l’Education Nationale,
confie à Mme Malot, déléguée Générale
d’Iris Initiative et membre fondatrice du Conseil d’Administration
de la FNASEPH, une mission d’étude sur la généralisation
et la pérennisation des auxiliaires d’intégration
scolaire.
En janvier 2001, la FNASEPH rassemble 50 associations :
- 25 associations gestionnaires d’un service d’AIS
- 10 associations ou fédérations nationales partenaires
- 15 associations de soutien, généralement demandeuses d’une
création de service AIS.
-
Le 15 juin 2001 : La FNASEPH, lors de ses journées nationales,
présente son projet de Service d’Accompagnement à
la Vie Scolaire. La Fédération y annonce ses choix :
- Les auxiliaires y sont dénommés : « Auxiliaires
de Vie Scolaire » ( AVS).
- Les AVS font partie des aides humaines parfois nécessaires à
la réalisation du projet de vie des personnes en situation de handicap
en vertu du droit à compensation.
- L’AVS n’intervient qu’après une demande d’équipe
éducative, notifiée dans un projet individuel d’intégration
scolaire, validé par la commission d’éducation spéciale
compétente.
- Le travail de l’AVS ne peut s’inscrire que dans une complémentarité
réfléchie, périodiquement évaluée,
de la tâche de l’établissement scolaire et de l’équipe
médicale et ou médico-sociale qui a en charge les difficultés
particulières de l’enfant.
Le 15 juillet 2001, les deux ministres, Ségolène Royal
et Jack Lang annoncent la création de 1000 postes d’Auxiliaires
de Vie Scolaire ( 500 emplois jeunes financés à 100% par
l’état + 500 aides éducateurs Education Nationale,
spécifiquement recrutés pour assumer une tâche d’A.V.S.)
Année scolaire 2001/2002 :
Fin octobre 2001, 48 Services d’Accompagnement à la Vie Scolaire
départementaux sont opérationnels et utilisent 1540 auxiliaires
de vie scolaire.
Adoption du Référentiel Emploi au Comité d’Entente.
Année scolaire 2002/2003 :
En septembre 2002, seulement 63 départements bénéficient
d’un Service d’Accompagnement à la Vie Scolaire. Ces
services rassemblent 2104 Auxiliaires de Vie Scolaire et accompagnent
3859 élèves mais l’iniquité demeure, non seulement
dans la non couverture de l’ensemble du territoire, mais aussi dans
la disparité des moyens humains d’accompagnement :
- 3 départements disposent de plus de 100 AVS : 13, 67, 974.
- 2 départements ont de 50 à 70 AVS : 41, 72.
- 25 départements ont de 20 à 49 AVS.
- 38 départements ont de 1 à 19 AVS.
Les 33 départements qui ont connaissance de leur liste d’attente
annoncent 968 élèves sans solution d’accompagnement.
Le 29 septembre 2002, la FNASEPH organise un grand rassemblement national
des Services d’Accompagnement à la Vie Scolaire sur le Champ
de Mars à Paris : 2000 personnes s’y sont rassemblées(Parents,
enfants, auxiliaires de Vie Scolaire, représentants d’associations
nationales, représentants des syndicats d’enseignants, professionnels,
amis…) pour témoigner de leur volonté d’aboutir
à la reconnaissance légale et réglementaire des Services
d’Accompagnement à la Vie Scolaire et de leurs personnels,
les A.V.S.
Plus de 60 000 signatures sont recueillies dans toute la France, pour
cette occasion.
Notre fédération souhaite poursuivre son action
sur la base des cinq principes fondamentaux énumérés
ci-après :
1- L’action des Services d’Accompagnement
à la Vie Scolaire s’inscrit dans une mission de service public.
2- L’aide humaine, prestation des AVS adaptée
aux besoins particuliers des élèves en situation de handicap
en établissement scolaire ordinaire, relève du droit à
compensation.
3- La prestation de service de l’AVS est accessible
quel que soit le type de handicap si elle est jugée nécessaire
par la Commission de l’Education Spéciale compétente
après étude du projet individuel d’intégration
scolaire.
4- La prestation des Services d’Accompagnement
à la Vie Scolaire ne peut qu’être complémentaire
aux interventions des services médicaux et médico-sociaux
et n’en est jamais le substitut.
5- La coordination des prestations des AVS est assurée
par un collectif associatif qui assume directement la gestion du service
ou en délègue la gestion à l’une des composantes
du collectif.
De juin à septembre 2002, la FNASEPH a
été reçue par les cabinets de divers ministères
concernés par son action :
- Education Nationale
- Santé et Délégation Ministérielle des Personnes
Handicapées.
Une Commission Interministérielle ( Education Nationale, Affaires
Sociales, Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées)
commence ses travaux le 17 octobre 2002 avec la participation de la FNASEPH
et des grandes associations nationales du secteur du handicap.
Cette Commission se réunit quatre fois et fait des propositions
concrètes de pérennisation et de professionnalisation.
En janvier 2003, le Ministère de l’Education
Nationale annonce la mise en place des Assistants d’Education dont
6000 auront des missions d’AVS.
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