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réuni à Paris, les 14 novembre 03 et 30 janvier 04.
Thème 2 : Compilation des pratiques développées en matière d'accès à l'enseignement supérieur, d'accueil et d'insertion professionnelle. Thème 3 : Compilation des pratiques développées en matière d'accès au sport, aux loisirs, à la culture et de sensibilisation au handicap. Thème 4 : Suites à donner au groupe de travail. Thème 5 : Propositions nationales.
Handisup Rennes Christophe DELCAMBRE Handisup Limoges Valérie HARDY Handi-Sup Clermont-Ferrand Emmanuel PATRIER Handi-Uni Caen Sébastien MARIE SISU Nancy Hervé FRÈRE Université Paul Sabatier Toulouse Françoise
RIGGIO Comme sur des roulettes !!! Nesan HANOGLU Starting-Block Fabien GAULUÉ CAP Intégration Marne Marie- Christine
HOLUB CAP ENFANCE Lille Tuan LEBLANC A.F.M. Patricia LE BIHAN GIHP François-Xavier DEBRABANT Droit au Savoir (+APF, +FNASEPH) Christian CARON FNASEPH Marie-Christine PHILBERT fnaseph@wanadoo.fr Gilles PAUMIER
§ Synthèse de l'intervention de la
FNASEPH § Synthèse de l'intervention de "Droit au
Savoir" L’association Nationale pour le Droit au Savoir et à l’Insertion
Professionnelle des Jeunes Personnes Handicapées a pour but de
regrouper les associations et les acteurs d’un département
ou d’une région agissant auprès des jeunes, lycéens
et étudiants handicapés, afin de faciliter leur insertion
dans tous les domaines de la vie. § Synthèse de l'intervention du GIHP. Le GIHP a été créé en 1964 par 4 étudiants handicapés de Nancy. Il regroupe aujourd’hui 26 délégations. Il milite en faveur de l’intégration des personnes handicapées dans le milieu ordinaire. A ce titre, le GIHP gère des services de transports adaptés, des services d’auxiliaires de vie sociales, scolaires et universitaires, etc. § Synthèse de l'intervention de l'Association Française
contre les Myopathies. L'AFM a une implication nationale sur l'accès à l'enseignement
supérieur des étudiants handicapés au titre de
la représentation des familles d’enfants atteints de maladie
neuromusculaires et au titre de l'activité des salariés.
Son rôle consiste à faire en sorte que les jeunes puissent
mener à bien leur projet d'études supérieures.
L'association est venue à la réunion pour apprendre. Elle a été confrontée dans son département à une difficulté pour accueillir un étudiant handicapé. § Synthèse de l'intervention de HANDISUP en Loire-Atlantique
et en Vendée. HANDISUP, créée en 1989 à l'initiative de l'APAJH 44 et de l'Université, développe 3 axes de travail : l'accès à l'enseignement supérieur, l'accompagnement des parcours de formation et d’insertion des étudiants en situation de handicap. L'association identifie les futurs étudiants en amont de la rentrée avec l'Inspection Académique dans le cadre d'un réseau d'accueil composé des organismes qui accueillent, orientent ou accompagnent les lycéens handicapés. Ce réseau nous permet de rencontrer les familles, d'évaluer les besoins, de mettre en place des solutions. L'association accompagne les parcours de formation de 78 étudiants handicapés sur 143 recensés : médiation entre l'étudiant et son environnement, aménagements, aides techniques ou aides humaines. L'accompagnement au quotidien des étudiants est assuré par une équipe de 4 salariés "accompagnateurs", de 25 à 30 bénévoles, de 25 vacataires salariés de l'Université et de 2 à 3 stagiaires par an. Au global HANDISUP emploie 7 salariés : les 4 accompagnateurs, 1 chargé de projet "études supérieures", 1 chargé de projet "insertion professionnelle" et 1 Directeur. Attentes : le renforcement des moyens pour développer des permanences d'accueil dans les universités annoncées par le Ministre de l'Education Nationale ; la pérennisation de l'activité qui est portée pour une part importante par des salariés recrutés dans le cadres des "emplois - jeunes". § Synthèse de l'intervention du SISU de Nancy Le SISU est un service issu du regroupement de 3 associations : AGI (Accueillir et Guider l'Intégration), CESENS-EST (Centre Européen d'intégration et de préparation des Sourds à l'Enseignement Supérieur de l'Est), GIAA (Groupement Intellectuel Aveugles et Amblyopes), rejointes depuis par le CEDV de Santifontaines (Centre d'Education pour les Déficients Visuels). Le service recentre ses activités vers les études supérieures en raison du nouveau dispositif concernant les AVS. Le service accompagne 53 étudiants sur les 102 recensés à Nancy. Il se compose de 2 entités : Un service d'accompagnement pédagogique et un service "projet professionnel." (A Metz, un service d'accompagnement intervient auprès de 15 étudiants sur 50 recensés en 2003/2004.) Le service d'accompagnement est composé d'auxiliaires d'intégration universitaire (4,5 ETP pour 50 étudiants) avec une forte implication pour les primo arrivants. Ce service s'appuie sur les professionnels spécialisés (CESENS pour des interfaces de communication, le GIAA et le CEDV pour les déficiences visuelles) et travaille avec les associations étudiantes : "Comme sur des roulettes" ou l'AFEV pour le soutien scolaire. Depuis 2001, les 3 universités sont associées et ont
inscrit l'accueil des étudiants handicapés dans leur contrat
quadriennal. Ceci a permis de mettre en place un dispositif particulier
d'accompagnement en lien avec le SIUMPPS et les chargés d'accueil
des Universités. L'association renégocie actuellement dans le cadre du contrat quadriennal (2005-2008). Elle bénéficie de financements européens et de l'Etat (via le CNASEA) pour les emplois - jeunes. § Synthèse de l'intervention de HANDI-SUP Clermont-Ferrand
Comme à Paris 5, 7, à Grenoble ou à Rouen, c'est
un service inter - universitaire qui s'occupe de l'accompagnement. HANDI-SUP
a été créé en 1993. Le nombre d'étudiants
handicapés à Clermont-Ferrand est passé de 10 en
1990 à 150 aujourd'hui, dont une dizaine sont extérieurs
aux Universités. HANDI-SUP craint que la coordination des initiatives locales au niveau national n’aboutisse qu’à une forme d’uniformisation par le bas. § Synthèse de l'intervention de HANDI-SUP Limoges HANDI-SUP Limoges intervient sur une région plus petite dotée
d'une université de 16 000 étudiants dont 110 étudiants
handicapés. HANDISUP aide à l'intégration et à
l'insertion professionnelle des étudiants handicapés.
L'association est composée d'un Directeur à mi-temps et
de l'intervenante. Grâce aux financements de l'AGEFIPH, du CROUS et de l'Université, les assistants sont salariés de l'association. Avec l'augmentation du nombre d'étudiants accompagnés, l'association se demande si l'AGEFIPH continuera à financer l'accompagnement. § Synthèse de l'intervention de
STARTING BLOCK Actions entreprises : L'association est favorable à une démarche fédérative des initiatives.
L'accueil est organisé à l'Université Paul Sabatier
par une chargée d'accueil titulaire qui dispose de l'appui de
2 emplois - jeunes pour une aide tout au long de l'année (15
étudiants accompagnés pour 70 recensés). L'accompagnement est complété par : L'Université développe également une offre de logement pour 2 étudiants myopathes dont l'accompagnement est réalisé de 8h00 à 18h00 par les emplois - jeunes. Elle a un projet de résidence pour étudiants handicapés lourds dans le cadre d'un partenariat Universités, CROUS, AFM, APF, APIHMS, GIHP. L'association GAHMU (Groupement pour le développement de l'autonomie des étudiants handicapés en milieu universitaire) se fonde pour porter ce projet et également dans une perspective de gestion de service d'aide humaine. § Synthèse de l'intervention de HANDISUP Rennes En Bretagne les Universités ont un budget propre alloué au service d’accueil des étudiants handicapés qui s’occupent d’organiser : preneurs de notes, tutorat et secrétariat d’examens. HANDISUP intervient en complément des Universités rennaises
pour l'aspect extra–pédagogique : le logement, le transport,
assure le lien avec la CDES et la COTOREP, représente l’enseignement
supérieur au groupe HANDISCOL d’Ille et Vilaine, participe
à la sensibilisation aux handicaps sur les campus. HANDISUP accompagne 100 étudiants handicapés. Grâce
à ses activités de sensibilisation, la promotion du sport
adapté, la mise en place de cours de LSF : 150 étudiants
valides participent à la vie associative de HANDISUP. Par ailleurs, une association d'aide à domicile propose des AVU sur le campus auprès de 6 étudiants sur financement DDASS. Attentes : Comment répondre aux besoins, notamment à Brest ; quel avenir pour la pérennisation des activités. § Synthèse de l'intervention de "Comme sur
des roulettes" à Nancy. L'association a pour objet la sensibilisation et la promotion des étudiants
handicapés. Elle organise des semaines de sensibilisation, des
concerts et anime des projets pour faire participer les étudiants.
Elle est soutenue par l'Université de Nancy 2 et a sensibilisé
le Président de l'Université qui s'est déplacé
en fauteuil et en cannes sur le campus. L'association intervient en complément du SISU et a plus d'adhérents valides que handicapés.
THEME 2 : Compilation des pratiques développées en matière d'accès à l'enseignement supérieur, d'accueil et d'insertion professionnelle. 1 – La liaison entre le secondaire et le supérieur 1.1 Réunir les compétences autour du jeune et
de la famille. 1.2 Communiquer en direction des lycéens et des personnes
en reprises d'études dès février. 1.3 Accueillir, informer sur les conditions d'accueil et évaluer
les besoins, quels outils ? 1.4 L'activité en volume
2 – L'accueil dans l'enseignement supérieur. 2.1 Deux règles de base, des initiatives et moyens complémentaires - Traiter le plus en amont possibles les problématiques de logement
et de transport adaptés. Les universités et les associations présentes pratiquent toutes ce travail en réseau mais selon des modalités différentes. Les compétences associées à l'étudiant et à sa famille sont le plus souvent le Médecin du SUMMPS, le Chargé d'accueil, le responsable d'UFR, un enseignant de la filière, l'association type HANDISUP ou SISU, les partenaires spécialistes de la déficience. Ce réseau peut être mobilisé entre l'inscription et la rentrée, au moment de la rentrée ou après quelques semaines ou quelques mois. Autres outils utilisés en complément : 2.2 – Compilation des pratiques en terme d'accompagnement humain dans l'enseignement supérieur. L'accompagnement humain recouvre deux dimensions : Plusieurs types d'intervenants sont utilisés (hors secrétariat d'examen organisé par une circulaire de l'Education Nationale). 2.2.1 Des professionnels de l'accueil et de l'accompagnement des
parcours des étudiants handicapés. 2.2.2 Des accompagnateurs permanents ou auxiliaires de vie universitaire
(à temps plein). 2.2.3 Des vacataires (à temps partiels). 2.2.4 Des bénévoles mobilisés par les associations. Ils interviennent comme AVU et pour les accompagnements à la vie sociale. 2.2.5 Des stagiaires, jeunes en formation effectuant des missions tutorées, jeunes bénéficiant de modules optionnels professionnels. 2.2.6 Des personnels spécialisés en matière
de déficiences sensorielles. 2.3 Essai de modélisation : S’il y a une disparité entre les différents dispositifs locaux présentés, ils semblent s’inscrire dans un modèle général cohérent : - Le chargé d’accueil de l’Université anime une « permanence d’accueil et d’accompagnement » en interaction avec une association conventionnée. Cette association se voit confier quasi – systématiquement par l’Université l’accueil des futurs étudiants, l’accompagnement du projet de l’étudiant et l’intégration dans la vie étudiante, avec en plus dans certaines villes, la gestion des AVU (Nancy, Nantes) ou des accompagnateurs vacataires (Limoges). - La permanence d’accueil dispose également d’intervenants ponctuels : des « accompagnateurs – stagiaires » ou des bénévoles. Enfin, la permanence d’accueil fait appel à des prestataires extérieurs (interprètes LSF, interfaces LSF, codeurs LPC, transcripteurs braille, instructeurs en locomotion, auxiliaires de vie). Dans certaines universités les transcriptions en braille peuvent être intégrés à la permanence d’accueil (Clermont). Sur certains territoires, l’association conventionnée propose ce service à l’ensemble des établissements supérieurs.
2.5 Les moyens mis en oeuvre
3.1 Ce que font les associations localement : Ø Accompagnement des parcours d’insertion. Sur Rennes, l’action de HANDISUP est relayée sur la Région par le programme régional de formation des personnes handicapées (programme pilotée par l’Etat, la Région et l’AGEFIPH). 3.2 Activité et moyens humains mobilisés par
les associations
Ce site handi-up.org permet : Conduite du projet : o Un comité de pilotage national coprésidé par
l’AGEFIPH et le Ministère. 3.4 Plusieurs régions dotés d’un dispositif pour l’insertion des étudiants handicapés financé par l’AGEFIPH L’AGEFIPH a annoncé à Rouen qu’elle finance 14 dispositifs en Région en matière d’insertion professionnelle des étudiants. Le tour de table permet d’identifier 12 des 14 dispositifs en région. Alsace et Lorraine (SISU), Auvergne (HANDI-SUP), Basse-Normandie (HANDI-UNI), Bourgogne (MEDEF en partenariat avec Université de Dijon), Bretagne (HANDI-SUP), Centre (AFIJ), Haute-Garonne (TREMPLIN), Haute-Normandie (HANDI-SUP), Ile de France (TREMPLIN), Limousin (HANDI-SUP), Pays de la Loire (HANDISUP), Rhône-Alpes (AFIJ).
1 – L’accès aux lieux et aux activités, ouverts à tous. Information sur ce qui existe (en terme de sport, de culture et de
loisirs, sur les campus et dans la ville universitaire). Accès au SUAPS Mise en accessibilité des lieux de vie et de culture sur les campus. Mise en place d’émissions « handi » sur la chaîne Web ou la radio du campus. 2 - Mise en place d’activités ludiques permettant la mixité. Mixité par le sport : basket fauteuil, foot fauteuil, rugby fauteuil match (handi contre valides puis équipes mixtes). Mixité par la culture Mixité par des sorties extérieures handi-valides : 3 - Organisation de journées de sensibilisation avec
stands (succès difficile à atteindre) 4– Développement de la participation à la vie associative - Mobilisation de bénévoles sur l’accompagnement des étudiants handicapés (intervention dans les réunions d’information en début d’année, affichage d’offres de bénévolat, etc.). - Lutter contre l’isolement des étudiants handicapés. Les étudiants handicapés qui ne sont pas orientés vers l’association par l'université au prétexte qu’ils n’auraient pas besoin des services apportés, ne permet par de lutter contre l'isolement. De même, si l’accueil à l’Université n’est pas satisfaisant, il est difficile de participer à la vie sociale. 5 – Actions de sensibilisation des enseignants et les personnels des universités (difficile à réaliser). - Organisation de conférences débat pluridisciplinaires sur le handicap. - Interventions auprès des futurs enseignants. - Mobilisation des chargés d’accueil des universités sur cette nécessité. 6 - Des actions de sensibilisation des élèves sur le handicap dans les collèges sont également menées (les écoles sont demandeuses). THEME 4 – Suites à donner aux 2 réunions nationales 1- Réflexions pouvant être menées pour des réunions ultérieures. La professionnalisation des compétences en matière d’accueil et d’accompagnement. S’agit-il de nouvelles activités de l’enseignement supérieur, quelles spécificités les distinguent-elles du secteur médico-social, comment les pérenniser ? Le rapport Gibert qui évoque, entre autres, ces questions est intéressant à revisiter. Un débat avec M. GIBERT serait intéressant. 3 problématiques, qui dépassent les compétences
des associations, pourraient également être développées
:
Les 2 comptes rendus seront diffusés par la FNASEPH avec prise de rendez-vous auprès de Madame PALAUQUI et auprès de la Conférence des Présidents d’Universités. THEME 5 : Propositions à faire remonter au niveau national
- Etablir un plan de communication national cohérent dans les médias grands publics, la presse spécialisée handicap ou éducation, les bulletins des grandes associations de personnes handicapées permettant de relayer les jeunes et les familles vers les personnes ressources locales. - Mettre en place une hot line (n° vert ou azur) permettant de
renseigner et de relayer vers les personnes ressources de proximité. 2 – En matière d'accueil et d’accompagnement des étudiants handicapés. - Travailler une méthodologie d'accueil commune au sein des
universités de sorte que l'accueil ne soit pas seulement médical. Sur 10 villes universitaires de province approchées, on dénombre 46 emplois induits (sans garantie de pérennité) pour compléter l’intervention des chargés d’accueil et des titulaires des services universitaires d’accueil des étudiants handicapés (dont 32 emplois jeunes) : 36 emplois induits renforcent les permanences d’accueil : Clermont (4), Lille (4), Limoges (2), Nancy (5), Nantes (5), Orléans (2), Rennes (11), Rouen (1), Toulouse (2). 10 emplois induits renforcent l’insertion professionnelle des étudiants handicapés : Caen (1), Clermont (2), Limoges (1), Nancy (1), Nantes (2), Rennes (2), Rouen (1). - Développer les permanences d’accueil et d’accompagnement dans toutes les universités. - L’accompagnement par un AVU ou un vacataire ne se limite pas aux étudiants tétraplégiques. - Inviter le Ministère à une réunion prochaine des associations. - Quelle suite donnée au rapport GIBERT qui avait le mérite de traiter de l'accès aux études supérieures dans sa globalité ? Quel rôle que pourrait jouer le Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées de chaque département sur ce point ? - Uniformisation du positionnement de l’AGEFIPH par rapport aux étudiants handicapés. - Favoriser l’insertion professionnelle des étudiants handicapés dans les établissements d’enseignement supérieur.
- Mettre en œuvre un plan de sensibilisation – formation des enseignants, des personnels IATOS, des étudiants, etc. - Développer l’emploi des personnes handicapées dans l’enseignement supérieur ce qui permettrait de renforcer la sensibilisation des personnels. - Valoriser et promouvoir les évènements handi – valides qui fonctionnent.
- Développer les liens entre l’enseignement supérieur et les collectivités territoriales. - Développer les accompagnateurs culturels et loisirs pour les étudiants handicapés.
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