Financer ses études tout en construisant un vrai parcours professionnel : c’est exactement ce que propose la formation ingénieur alternance d’ECAM LaSalle. Fondée en 1900 et installée au cœur de Lyon, l’école délivre trois diplômes d’ingénieur en alternance habilités CTI : génie industriel, efficacité énergétique et systèmes numériques industriels. Voici comment fonctionne ce parcours, ce qu’il rapporte concrètement, et pourquoi 92,8 % des diplômés trouvent un poste en moins de deux mois.
Accéder à une formation ingénieur en alternance : prérequis et admission
Les diplômes et parcours d’études pour postuler
Pour viser une formation ingénieur alternance dans l’une des trois spécialités proposées, il faut être titulaire d’un bac+2 scientifique ou technique. Les profils acceptés sont les BUT (GMP, MPH, GEII par exemple), les BTS techniques, les cycles préparatoires intégrés et les licences en mécanique, énergétique ou physique. Une limite d’âge s’applique : moins de 29 ans à la signature du contrat d’apprentissage, conformément à la réglementation en vigueur.
Le dossier académique compte, mais il ne suffit pas. Le jury cherche des candidats qui savent pourquoi ils veulent devenir ingénieurs et dans quel secteur. Un projet professionnel flou est souvent éliminatoire, même avec de bonnes notes.
Réussir les étapes de sélection : dossier et entretien
Le processus se déroule en deux temps. D’abord le dépôt du dossier en ligne. Ensuite, si le dossier est admissible, un entretien de motivation en distanciel.
Ce que les jurés examinent avant tout : la cohérence entre le parcours suivi, la spécialité visée et le projet d’entreprise. Arriver sans avoir ciblé un secteur ni prospecté d’employeurs potentiels grille rarement. L’entretien n’est pas un exercice de récitation, c’est une conversation sur ce que le métier implique concrètement.
Organisation du cursus et gestion du quotidien en alternance
Rythme et durée du cycle ingénieur
Le cursus dure trois ans après le bac+2, pour un diplôme final de niveau bac+5. Sur l’ensemble du parcours, les apprentis accumulent 1 700 heures de formation académique à l’école et 2 800 heures en entreprise. Le campus du Vieux-Lyon, reste le lieu central de la formation avec ses labs, ses espaces de coworking et sa vie associative.
Une spécificité qui distingue ce parcours de beaucoup d’autres : même en alternance, chaque formation inclut une expérience internationale obligatoire de 3 mois minimum selon la spécialité. Elle peut se dérouler dans une filiale de l’entreprise d’accueil ou via un réseau de plus de 10 000 alumni. C’est un différenciateur réel sur un CV de jeune ingénieur.
Rémunération et financement des études
La rémunération varie entre 783,90 € et 1 823,03 € brut par mois, soit 43 % à 100 % du SMIC selon l’âge et l’année de formation. Les frais de scolarité sont intégralement couverts par l’entreprise et les financeurs publics (OPCO, Région), sans emprunt étudiant.
Les apprentis bénéficient par ailleurs de cinq semaines de congés payés par an, calées sur les fermetures de l’école. Des dispositifs comme Mobili-Jeune ou les réductions SNCF viennent alléger les dépenses courantes de transport et de logement.
Décrocher son contrat et réussir ses missions en entreprise
Trouver son entreprise d’accueil
L’école s’appuie sur un réseau de plus de 1 000 entreprises partenaires et organise des forums de recrutement dédiés aux alternants. Les offres sont centralisées et les mises en relation facilitées dès la pré-admission un avantage concret pour ne pas partir de zéro dans sa recherche.
La démarche reste malgré tout personnelle. Cibler les anciens diplômés sur LinkedIn, solliciter les industriels de la région lyonnaise en amont des forums, préparer un pitch clair sur la spécialité visée : ce sont ces efforts qui font la différence entre un contrat signé en mars et une recherche qui traîne jusqu’en juillet.
Attention au choix du poste : les missions doivent permettre de valider les compétences du titre d’ingénieur. Un poste cantonné à de l’exécution technique sans montée en responsabilité ne satisfait pas les exigences pédagogiques du cursus.
Le double encadrement : maître d’apprentissage et tuteur pédagogique
L’apprenti évolue avec deux référents distincts. Le maître d’apprentissage, côté entreprise, supervise les missions et évalue la progression terrain. Le tuteur pédagogique, à l’école, vérifie que les tâches confiées correspondent au niveau attendu et maintient la cohérence entre les deux environnements.
Ce binôme n’est pas une formalité. Un maître d’apprentissage impliqué peut orienter vers des projets plus complexes et peser lourd dans la décision d’embauche finale. Choisir son entreprise, c’est aussi choisir ce référent.
Reconnaissance du diplôme et insertion professionnelle
Habilitation CTI et valeur du titre d’ingénieur
Les diplômes délivrés sont habilités par la Commission des Titres d’Ingénieur le standard de référence que les recruteurs utilisent pour évaluer la rigueur d’une formation. Cette habilitation garantit que le cursus respecte des exigences académiques précises, quelle que soit la modalité de formation choisie.
Le diplôme obtenu en alternance est rigoureusement identique à celui du parcours initial : même intitulé, même grade de master, même valeur sur le marché. Aucune mention du mode de formation n’apparaît sur le diplôme. Ce que l’alternant ajoute, en revanche, c’est trois ans d’ancienneté réelle et un employeur qui le connaît déjà.
Secteurs et perspectives à la sortie
En 2025, 96,3 % des diplômés trouvent un emploi en moins de deux mois, avec un salaire annuel moyen à l’embauche de 42 000 €. Les secteurs qui recrutent le plus sont l’industrie, le BTP, l’énergie, l’informatique et la défense, le conseil et le transport.
Avec l’essor de l’industrie 4.0, les profils formés en systèmes numériques sont particulièrement recherchés pour piloter des systèmes connectés et automatisés. La spécialité efficacité énergétique répond aux besoins de la transition écologique, tandis que le génie industriel reste une valeur sûre dans les secteurs de production et de logistique.
Pour un apprenti qui a passé trois ans dans la même entreprise, la question de l’embauche se pose souvent bien avant la remise du diplôme.